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Affichage des articles postés en: Avril 2008

06 Avr 2008 

coupable

Je dormais tranquille, chez moi
Je reçus un coût de téléphone, c'était toi
Je me préparai à toute vitesse
Mais avec beaucoup de délicatesse

À toi et aux autres, vraiment te plaire
Avec toi, je pourrai presque tout faire
Tu es là, je saute dans tes bras
Tu es bizarre, je ne t'ai jamais vu comme ça

Tu me serres, je me sens étouffer
Je te bouscule un peu, pour te le dire
Tu me regardes, je te lance un sourire
Tu me tires en marchant, sans parler

On tourne dans une ruelle, très éloignée
Je n'imaginais en rien, ce qui allait se passer
Tout me paraît trop sombre, il fait noir
Je ne peux ni te voir, ni t'apercevoir
Je n'ai pas compris, mais m'en suis aperçue
Quand j'ai vu ton regard, si méchant
Tu n'avais plus aucun sentiment
Tu avais commencé un petit jeu
J'avais mal, en regardant tes yeux

Tu m'as poussée brutalement, forcée
Tu t'es déshabillé, m'as caressée
Ce n'était vraiment pas de la tendresse
Je voulais pousser un cri de détresse
Qu'une envie en tête, celle d'hurler
Mais je ne pouvais pas, j'étais pétrifiée
Je te jure, tu ne m'as jamais fait si peur
Je ne sentais même plus mes pleurs

Tu as vu mes larmes, tu t'es marré
Tu prenais du plaisir, tu t'amusais
Dans tous tes vas et vient
Tout, mais tout, se passait bien
Pendant que je souffrais
Je voulais te voir arrêter
Mais tu continuais
Comme jamais, tu l'avais fait

Tu n'es pas parti, une fois fini
Quand je me sentais salie
Tu t'es trouvé des excuses bidon
Tu m'as dit de la fermer, avec un ton...
Un ton méchant, sans sentiment
Tu m'as fait trop de bla-bla
Mais je suis retourné dans tes bras
Je ne voyais rien, pas même le temps
Pourtant, il faisait vraiment très noir
Je me souviens toujours, de ce soir
Chaque jour, tu pousses les limites plus loin
Mais je t'aime, j'ai quoi dans la tête, enfin...

Je me suis trompée, je ne suis pas retournée avec toi, par amour
Mais par crainte, car j'avais peur, que tu recommences un jour
Pourtant, ça a été pire, car je ne me suis jamais remise
Et aujourd'hui, tu as remis la mise
Et c'est pire.

06 Avr 2008 

toi

Toi, maman pourquoi m'avoir mise au monde
Toi, dès ma naissance m'a fait souffrir
Tu m'as toujours dit que je n'étais pas désiré
Et, tu me l'as prouvé
Quand, j'ai eu sept ans,
Je me suis fait violer
Tu as vite retiré ta plainte
Pour cela, cela tu t'es fait acheter
La famille de mon violeur
T-ont-ils bien payé ?
Car, moi je n'en ai pas profité
À part papa, lui seul m'a aidé
Tu as monté mes frères et sœurs
Contre moi, et l'enfer
À continuer
Tu m'as battues, humilier, insulter
Moi je n'étais qu'une petite fille
Et, toute mon adolescence
Je l'ai vécue dans la terreur
Et papa en est mort
Et de sa mort, met rester la tristesse
Aujourd'hui, j'ai ma propre famille
Et, moi je ne leur ferai jamais de mal
Mes enfants, je leur donne tout l'amour
Que tu ne m'as pas donné.
Mais, toi, Maman
Je te reçois chez moi par respect
Mais je me demande parfois
Pourquoi tu n'es pas parti
À la place de Papa
Aujourd'hui, je fais toujours des cauchemars
Quand, en plus la nuit
Tu me réveillais pour me parler du diable
Je ne te pardonnerai jamais
Car mon cœur
Tu l'as brisé à jamais
Heureusement, mes enfants sont là
Car, il y a longtemps
Que j'aurai retrouvé Papa.
06 Avr 2008 

si faible

Cachée derrière la nuit
Une enfant te regardes.
Mais tu n'as pas compris.
Tu crois à une blague,
A une petite fille qui joue
A espionner les gens.
Non tu n'as pas compris
Qu'elle chasse les méchants.
Elle marche derrière toi
D'un pas silencieux.
Son petit cœur qui bat,
La peur dans ses yeux.
Tu écoutes, tu t'arrêtes.
Tu sens qu'elle est là.
Puis tu tournes la tête.
Elle se jette sur toi.
Ses petits poings qui te frappent.
Ses larmes qui coulent.
Puis tu la regardes en face.
Tu la reconnaîtrais parmi foule.
C'est cette petite fille.
Celle que tu as violée.
Cette petite fille.
Qui veut se venger.
Et tu pleures toi aussi.
Car elle est si faible.
Si seule et si triste.
Mais pourtant si belle.
Alors tu te laisses faire.
Par ses petits poings.
Tu te laisses faire.
Mais c'est déjà la fin...

06 Avr 2008 

...

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fifi · 790 vues · 2 commentaires
06 Avr 2008 

demain

Je m'appelle Lise, j'ai 13 ans. Aujourd'hui j'ai rendez-vous. Demain je serais une femme. Il me dit que je suis belle, désirable. Des jours que je m'offre à lui sur le tchat, des jours que je suis à lui, à la webcam. Et aujourd'hui je vais le voir. Il me chuchotera à l'oreille qu'il me désire, qu'il me veut. Je me cambrerais sous ses caresses, savourant tous les contacts de nos deux corps unis. On couchera ensemble, alors. ça sera de la jouissance brute, sans sentiments. Je m'en fiche, je ne suis pas ces filles qui attendent "le bon". On se quittera, on s'oubliera. Je veux montrer aux gens que je ne suis pas un coeur fragile. Je sors, une tenue provocante sur moi. Je marche, confiante. Je suis bientôt une femme, personne ne peut le nier. Je le vois, il est au coin de la rue. On est dans une cité, il y a de grands bâtiments, froids, lugubres... J'ai un point dans le coeur, je ralentis le pas. Tout à coup je me sens ridicule, mes talons, mon rouge à lèvres, mon décolleté... et mes 13 printemps.
Il m'a vue. Il décroise ses bras, me détaille de haut en bas. Même à cette distance je peux voir ses yeux qui m'identifient. Oh il ne me voit pas pour la première fois. Il connait chaque parcelle de mon corps par coeur. Je me suis donnée, je me donnerais. Mon estomac se tord, se contorsionne en moi... Alors j'arrive à sa hauteur. Mes mains tremblent légèrement, mes pommettes sont en feu. Il met ses mains sur mes hanches, m'embrasse dans le creux du cou. Un profond dégout commence à naître en moi. Il me guide dans un immeuble délaissé, une sorte de ruine qui intimiderait n'importe qui. Je le suis, mais je marche comme une automate. C'est tellement facile de se dénuder devant la cam. Alors dès que je suis entrée, il me plaque contre le mur, et laisse ses mains baladeuses parcourir mon corps tout en mordillant mes lèvres. Alors qu'il passe sa main sous mon soutien gorge, je ne peux retenir un gémissement de désapprobation, pour moi-même. Mon inconscient me dit qu'il n'est pas trop tard, que je ne veux pas en fait... Que cet homme ne me connaît pas. Qu'il ne mérite pas ce qu'une femme a de plus cher. Il prend mon gémissement pour une invitation à aller plus loin ; il m'arrache mon haut bestialement. Il me chuchote qu'il me veut. Mais je ne me cambre pas, je ne savoure aucun contact. La choquante vérité arrive brusquement devant mes yeux. Je ne veux pas. C'est trop tard. Je me donne, ou il me volera. Pourtant... Je mets mes mains sur son torse, le repousse doucement pour lui faire comprendre qu'il ne prendra pas son pied aujourd'hui. Il ne voit pas les choses de cette manière. Il me bloque contre un mur avec ses bras puissants, m'empêchant de bouger ne serait ce que le petit doigt... En quelques instants, me voilà nue devant lui. Il m'a déshabillé avec violence, comme si il allait venger toute sa vie sur moi. Sur le net quand il me voit à la cam, je suis désirée et moi-même une douce chaleur électrique s'empare de moi, pour me mener vers une jouissance malsaine, mais satisfaisante. Là je suis soumise, seule, avec pour seule compagnie, une honte incomparable. Il me retient toujours. D'une main il déboutonne son jeans, enlève son calbart... Il met devant ma bouche son sexe en érection. Je déglutis. Il croit peut-être que je vais lui lécher le gland tout en ayant les yeux brillants de désir. Non. Ma bouche reste close. Alors il a compris, il usera de la force ce soir. Le réveil est encore loin dans ce cauchemar qui empire à chaque seconde. De force il entre son sale sexe dans ma bouche, il me tient par les cheveux. Malgré moi je fais quelques vas et vient sur sa verge gonflée. Des larmes sillonnent mes joues. Je devrais être heureuse pourtant, c'est ce que je voulais... Donner du plaisir, prendre mon pied... du sexe, de la jouissance. Etre une femme. Mais le dégout remporte la partie. Alors il retire son pénis de ma bouche. Il me traite de tous les noms, tout y passe. Du titre de salope je passe à petite chienne. De petit chienne... je ne sais plus, j'entends pas. Ma vue est brouillée, mes yeux n'obéissent pas à mon cerveau, ils continuent de pleurer. Etre forte. Puis je me sens me faire soulever, puis poser sur une table dans un coin. J'ai les jambes écartées, il les tient dans ses deux mains. Alors il change de "tactique". Il devient soudainement doux, et tendre... Il caresse mon corps, tout en rapprochant sa tête de mon intimité... Je sens son souffle chaud contre mes cuisses, puis quelques instants plus tard, sa langue chaude appuyer sur mon clitoris ; je me détends. Peut-être que je veux être une femme... peut-être que le sexe n'est plus si loin dans mon esprit, peut-être que j'ai envie... Il insère un, deux, trois doigts dans mon vagin qui devient humide progressivement. Quelques petits soupirs de plaisir s'échappent de ma bouche. Alors qu'il me sent à l'aise, il redresse la tête... Je le regarde dans les yeux, mais je n'y décèle aucune once de désir... juste de la violence. C'était évident. Il me pénètre violemment. Il m'arrache ma virginité en même tant qu'un affreux hurlement de douleur. Mes pleurs reprennent, je suis en feu, j'ai mal. Je ne distingue pas très bien ses insultes, je sais juste qu'il est très fier de lui, il m'a eue à présent. Je peux entendre le choc de ses couilles contre mon corps, qui marque aussi mes gémissements de douleur. Connard tu m'a fait croire que c'était beau d'être un adulte. Salaud, jme rends compte que c'était beau la vie d'enfant... Je crie à présent, il me pénètre de plus en plus vite et fort. Il me frappe au visage et m'ordonne de la fermer. Je m'exécute, j'ai peur. Il stoppe sa torture, se retire. Non c'est pas fini, pas encore... Il sort de sa poche des objets, il y a de tout : un briquet, des clopes, des clés, des stylos... Il s'allume une clope, tire une latte. Je regarde son étrange manège, tout en reprenant mon souffle. Alors avec un sourire sarcastique il prend sa putain de clope, et me l'appuie sur le clitoris. Je hurle, je pleure. Il rigole à présent, je dois être drôle à voir. Il prend ce qu'il trouve, et me le met dans le vagin, cherchant à me faire le plus de mal possible. Il jubile intérieurement, je le vois dans ses pupilles qui se dilatent. Il doit sûrement être très fier de son coup, demain il ira voir ses potes raconter qu'il a violé une petite conne insouciante hier. Et moi demain dans l'histoire ? Jsais pas. Mais là jme pose pas la question, je peste contre tous ces connards, je ne crie plus à présent, les sons meurent dans ma gorge. Il doit en avoir assez de ce petit jeu, car il lâche tout, pour mieux me tirer les cheveux, je me surprends même à prier pour que mon crâne tienne le coup. il me traîne jusqu'au sol, me crache au visage, puis me dit de me mettre à quatre pattes, "la position idéale pour les filles comme toi". Il dit vouloir encore savourer l'acquisition de ma virginité. Je fais ce qu'il dit, je suis humiliée... Il recommence à me pénétrer, plus fort que jamais, mes reins encaissent les coups. Je ne sens plus mes jambes, mon sexe saigne, je tremble. Il sent qu'il va exploser. Il me retourne, prend mon visage entre ses mains puis m'éjacule avec satisfaction sur le visage. Mes larmes se mêlent à sa semence maudite. Il jette mon corps meurtri sur le sol poussiereux, me laissant seule, avec ma fatigue, et ma honte. Il sort de la pièce, un léger sourire espiègle sur les lèvres. Il en veut encore ? Non... Alors !?
Je n'ai pas le temps de me poser d'autres question, mon violeur réapparaît. Ses yeux brillent d'une façon inquiétante. Dans sa main droite, un couteau. Ma vie entière défile devant mes yeux. Mon coeur bat à une allure impressionnante, j'ai peur...
Je voulais être une femme hier. Aujourd'hui je le suis. Et demain, je serais morte.

g pris ce texte sur /www.lexode.com

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